Belgique : prise de position du C.I.L. (Conseil Interdiocésain des Laïcs) sur l’extension de l’euthanasie

Publié le par brochier

  Communiqué du CIL :

« Le CIL n'a pas soutenu le vote de la loi sur l’euthanasie du 28 mai 2002.

 Le Conseil Interdiocésain des Laïcs n’a pas soutenu le vote d’une loi sur l’euthanasie le 28 mai 2002. Il s’interroge sur la pertinence d’élargir cette loi à de nouvelles situations (démence et inconscience prolongée). Dans ce contexte, il souhaite contribuer au débat de société et à la réflexion éthique des familles et des acteurs de la santé.

 

Étendre l’euthanasie: déni d’humanité ou ultime recours?

Pour le CIL, ce n’est pas une loi qui déterminera notre rapport à la vie et à la mort. Même s’il faut une loi, le CIL s’interroge aujourd’hui sur la pertinence d’élargir cette loi à de nouvelles situations (démence et inconscience prolongée).

Il rappelle que les chrétiens – et ils ne sont pas les seuls – croient au maintien de la vie dans la dignité et à l’humanisation des souffrances vécues par les personnes.

Les soins palliatifs multidisciplinaires offrent une réponse à l’humanisation de la souffrance, au besoin de confort et d’accompagnement du malade.

 

Un financement suffisant

Ils ont besoin d’un financement suffisant pour les rendre accessibles dans tous les hôpitaux ainsi qu’à domicile, dans l’esprit de la loi du 14 juin 2002, sans les réserver aux seuls services spécialisés.

 

Droit à la vie

Le droit à la vie met en devoir de débat. Il y va de notre représentation de la qualité d’une vie vraiment personnelle, vraiment humaine. Les capacités d’agir ou de décider par soi ou pour soi sont-elles seules porteuses de sens? Le refus de tuer ou d’accélérer la mort quand il reste des choses à vivre va de pair avec la crainte d’une banalisation d’actes réputés thérapeutiques, mais visant en fait à mettre fin à sa vie dans une société à la recherche de confort humain et d’économies budgétaires. On ne règle pas notre problème d’agenda par l’usage du scalpel ou d’un cocktail létal.

 

Interpellation pour une humanisation de la fin de vie

Prendre soin d’autrui ne se résume pas à opérer des actes techniques, mais se traduit dans une humanisation des limites de l’existence. L’interpellation s’adresse à tous les contemporains. L’interpellation s’adresse donc aux politiques, aux soignants et aux familles.

 

Cette réflexion qui s’appuie sur un travail collégial de consultation de nombreux spécialistes fera l’objet d’un texte vulgarisé, mais il a été livré dès à présent dans l’état actuel tant aux évêques qu’à des interlocuteurs politiques ou de la société civile de manière à les inciter à ne pas banaliser ce débat. » Lire toute la déclaration du CIL sur l’extension de la loi sur l’euthanasie: http://www.cil.be

 

Quality of Life - Bruxelles – Juin 2006

 

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