Belgique: 10 millions deuros pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires à la Katholieke Universiteit Leuven (K.U.L)
L’inauguration du nouveau laboratoire au sein de la K.U.Leuven, le « Stem Cell Institute Leuven » (SCIL) est passé quasi inaperçu dans la presse francophone en Belgique.
Et pourtant, il s’agit d’une entreprise pleine d’ambition pour laquelle le gouvernement flamand a investi plus de 10 millions d’euros.
L’inauguration a eu lieu fin 2005 en présence du ministre-président de la Région flamande, Yves Leterme sur le campus Gasthuisberg à Leuven.
La direction du SCIL a été confiée au Prof. Catherine Verfaillie, qui au sein de l’Université du Minnesota (USA) a travaillé dans le domaine des cellules souches embryonnaires et des cellules souches adultes pendant plusieurs années.
En 2002, Catherine Verfaillie et son équipe de l’université du Minnesota ont fait une découverte importante, montrant la diversification possible des cellules souches adultes.
Cette découverte la hissée au top mondial des scientifiques en matière de recherches sur les cellules souches.
Quelles sont alors les raisons qui ont poussé Catherine Verfaillie, maintenant mondialement connue, à revenir en Belgique ?
Serait-ce la politique restrictive du Président Bush en matière d’allocations de subsides et son refus de financer les recherches sur les cellules souches embryonnaires ?
Peut être. Car les déclarations de Catherine Verfaillie ces dernières semaines, tendent à faire comprendre qu’elle recherchait un environnement plus « libéral ». La Belgique correspond sans nul doute à son attente.
Et c’est ainsi qu’à la mi-2002, se sont établis les premiers contacts avec la K.U.Leuven, l’accord avec l’université belge étant signé fin 2004.
C’est notamment grâce à l’investissement important (investissement initial de 10 millions d’euros et financement durant 5 ans d’ 1,5 million d’euros par an) à la fois de la Région flamande mais aussi de la K.U.Leuven (1,5 millions d’euros) que Catherine Verfaillie, membre du personnel académique de la K.U.Leuven, dispose à présent des fonds nécessaires pour développer les recherches à la fois sur les cellules souches embryonnaires mais aussi sur les cellules souches adultes. Selon le Prof. Verfaillie, il convient en effet, de mener ces deux types de recherches conjointement afin de pouvoir en comparer les résultats.
Le SCIL a été constitué comme un département à part entière au sein de la K.U.Leuven.
Une dizaine de chercheurs américains la rejoindront dans un laboratoire high tech. L’appel à d’autres candidatures pour l’équipe de chercheurs est encore disponible sur le site de la K.U.Leuven http://www.kuleuven.be/scil/applications.dwt
Une campagne médiatique très people et qui rapporte.
Entre temps, la popularité en Flandre du Prof. Verfaillie ne cesse de croître, puisqu’elle a reçu en 2005 non seulement le Vlerick Award, mais aussi le prix de la Fondation Michael Van Wayenberge, qui a donné son nom au laboratoire du SCIL. Elle vient même d’être choisie par les lecteurs de la GVA comme la femme belge la plus renommée.
Le Prof Marc Boogaerts, UZ -KULeuven qui est à l’origine du projet, ne cache pas ses ambitions : que le SCIL devienne le premier laboratoire de recherche en matière de cellules souches, non seulement au niveau européen mais pourquoi pas mondial ?
“Prof. Catherine Verfaillie stelde dat het nieuwe Leuvense instituut in nauwe samenwerking met het Minneapolis Stem Cell Institute, dat ze in 2000 zelf oprichtte, ondermeer zal onderzoeken hoe stamcellen afkomstig uit het hart, het bloed, beenmerg, hersenen of van embryo's kunnen aangewend worden om een hele reeks aandoeningen te genezen. Op basis van de resultaten zullen proeven worden uitgevoerd op dieren, om zo behandelingen te ontwikkelen.
De Leuvense hematoloog Marc Boogaerts, die in de jaren '80 Verfaillie nog onder zijn hoede had als onderzoekster, is bijzonder opgetogen met haar terugkeer. "Tot nu toe speelden we met onze stamcellen in de Champions League, nu spelen we in de World League. Binnen de vijf jaar willen we een stamcelinstituut dat meedraait op wereldniveau. Het zou mooi zijn als we met dat onderzoek binnen vijf of tien jaar in UZ Leuven patiënten kunnen helpen", aldus Boogaerts.”