"Ovocytes non fécondes pour la recherche sur les cellules souches contre FIV bon marché"
La règlementation britannique relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires n'a pas cessé d'évoluer au cours de la dernière décennie et le champ des recherches autorisées s'est encore élargi au cours de l'été 2006.
En effet, la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA, haute autorité britannique en charge de l'aide à la procréation assistée et de la recherche en embryologie) a accordé une licence permettant aux femmes n'ayant pas les moyens financiers d'entreprendre le traitement nécessaire pour une fecondation in vitro (FIV) de donner leurs ovules à la recherche, en échange d'un traitement de FIV à prix réduit. La différence sera payée par l'équipe de recherche recueillant les ovules donnés, qui seront utilisés pour accroître la comprehension des mécanismes du clonage thérapeutique. Selon les chercheurs, cette décision permettra d'augmenter le nombre d'ovules disponibles pour la recherche et accélèrera les progrès médicaux des thérapies cellulaires utilisant des cellules souches embryonnaires.
Malgre l'attribution de cette licence, l'équipe récipiendaire ne pourra cependant pas effectuer le travail de laboratoire avant d'obtenir des financements de recherche, ce qui pourrait prendre environ un an. L'équipe de scientifiques dirigée par le professeur Alison Murdoch et intégrée au sein de l'institut North East England Stem Cell Institute (NESCI) est la première équipe ayant reçu cette autorisation. Il lui faudra maintenant recruter les donneuses d'ovocytes au Newcastle NHS Fertility Centre. Le travail scientifique de laboratoire sera, quant à lui, mené dans les universités de Newcastle ou de Durham, qui font également partie de NESCI. Ce dernier a pour objectif de convertir la recherche fondamentale menée sur les cellules souches en des technologies non seulement financièrement abordables mais aussi éthiquement incontestable. (NDLR : incontestable ?) A terme, les chercheurs espèrent développer des thérapies cellulaires utilisant des cellules souches embryonnaires permettant de traiter certaines maladies dégéneratives, les effets du vieillissement ou encore des blessures sérieuses. L'institut a recu des financements substantiels de l'agence de développement regionale, One NorthEast.
Dans le même temps, la HFEA a également annoncé le lancement à l'automne d'une consultation sur ce même sujet. Un important volet de cette consultation consistera à établir des règles solides permettant d'assurer, d'une part, que les intérêts et besoins des patientes restent la priorité, et, d'autre part, qu'aucune contrainte n'influence le choix individuel des femmes à qui l'on propose ce contrat d'échange.
Selon le professeur Murdoch, une information détaillée est déjà transmise à chaque patiente et une majorité d'entre elles montre un intérêt à participer à la recherche en faisant un don d'ovules. Elle insiste sur le fait que les patientes ne seront pas mises sous pression et qu'il n'existe aucun risque médical supplémentaire pour la femme. Elle ajoute que ce contrat aboutit à une situation ou les deux parties sont gagnantes : les couples qui n'auraient pas les moyens de suivre le traitement peuvent espérer fonder une famille et la recherche peut progresser...
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Sources : - BBC News, 27/07/06, http://news.bbc.co.uk