Espagne : crise démographique: une séparation toutes les quatre minutes
Rapport de l'Institut de Politique Familiale
L'Espagne vieillit. C'est l'une des conclusions d'un rapport sur l'évolution de la famille en Espagne au cours des vingt dernières années, présenté jeudi dernier à Madrid par les responsables de l'Institut de Politique Familiale (IPF), annonce l'agence espagnole Veritas. Selon le rapport de l'IPF, le taux de natalité en Espagne a baissé de près de 30% depuis 1980. Le taux de fécondité des mères étrangères, beaucoup plus élevé que celui des mères espagnoles, a permis à la population espagnole de ne pas vieillir trop vite. Les étrangers représentent désormais 4% de la population en Espagne. En 20 ans, explique le rapport, le taux des enfants de moins de 14 ans a baissé de près de 40%. Dans le même temps, la population de plus de 65 ans a augmenté de 64%. Selon Eduardo Hertfelder, président de l'IPF, les causes de la baisse de la natalité sont : "les difficultés économiques, l'avortement et les méthodes contraceptives, utilisées par 70% des Espagnoles". Eduardo Hertfelder affirme que 15% des grossesses se terminent aujourd'hui par un avortement et qu'en 2001, 69.857 avortements ont été réalisés (soit un toutes les 7,5 minutes). Le président de l'IPF a expliqué qu'aujourd'hui, un mariage sur 4 est civil, et qu'un enfant sur 5 naît en dehors du mariage. "Toutes les 4,6 minutes il y a un couple qui se sépare", déplore Eduardo Hertfelder. L'IPF a demandé au gouvernement espagnol de créer un Ministère de la Famille, comme dans d'autres pays européens, et d'augmenter les aides à la famille. Eduardo Hertfelder explique en effet : "En Espagne un couple doit avoir 11 enfants et gagner moins de 750 euros par mois pour recevoir les mêmes aides du gouvernement qu'un couple allemand qui a deux enfants, sans aucune limite de salaire". www.zenit.org 20040119
Quality of Life - Bruxelles – Février 2004