Europe / ONU / USA :les dangers de la promotion et de l'utilisation des condoms
Une nouvelle recherche montre les dangers de la promotion et l'utilisation des condoms, au détriment de la promotion de l'abstinence, dans la prévention de l'infection au VIH
Selon ces experts médicaux, les statistiques démontrent que la disponibilité des condoms augmente la promiscuité sexuelle et le risque de contracter le virus du sida. Présentés sous l'égide du Medical Institute for Sexual Health, ces rapports d'enquêtes contredisent les affirmations des décideurs politiques et de certaines ONG selon lesquels le message l’utilisation du condom pourra contenir la montée de cette pandémie.
« Après vingt années de pandémie, rien ne prouve que les cas de sida diminuent lorsque le nombre des condoms augmente », a déclaré le Dr Edward C. Green, du Center for Population and Development Studies, de Harvard. Citant des données sur la disponibilité du condom dans de nombreux pays africains, le Dr Green a ajouté que « nous n'obtenons pas le résultat attendu : une baisse de la fréquence des cas de sida correspondant à une disponibilité plus élevée des condoms. Le Dr Normam Hearst de l'Université de Californie, à San Francisco, a confirmé cette analyse avec des statistiques sur le Kenya, le Botswana et d'autres pays, qui démontrent au contraire une corrélation annuelle alarmante entre l'augmentation des ventes de condoms et la montée des cas d'infection au VIH.
La promotion du message sur le « sexe sans risques » aurait plutôt eu pour effet d'augmenter le nombre des partenaires sexuels. La propagation du VIH, nous dit le Dr Green, est un problème de comportement, et « la multiplication des partenaires sexuels alimente les épidémies de sida. Si les gens n'avaient pas de nombreux partenaires sexuels, les épidémies ne se développeraient pas ou, lorsqu'elles apparaissent, elles seraient contenues ». Il a poursuivi en disant : « Dans le cours d'une vie, c'est le nombre des partenaires sexuels qui importe ... les niveaux de disponibilité des condoms ne déterminent par le nombre des cas d'infection au VIH. »
Malheureusement, a déclaré le Dr Hearst, « nous sommes en train de former en Afrique une génération qui croit que le condom prévient l'infection au VIH ». C'est inquiétant car l'efficacité des condoms n'est pas de 100%, même lorsqu'ils sont convenablement utilisés. Selon le Dr Hearst, « les plus récentes analyses révèlent un taux de 80% ... mais même à 90%, avec le temps, la question n'est pas de savoir si oui ou non on va contracter le virus, mais quand ... il ne faut pas donner aux gens un faux sentiment de sécurité, et A et B sont préférables à long terme ».
Dans d'autres cas, souvent invoqués par les partisans du message sur le sexe sans risques, des pays comme la Thaïlande ont vu une diminution des taux d'infection au VIH après que le gouvernement eut imposé l'utilisation obligatoire du condom dans les bordels. Malheureusement, selon Hearst et Stoneburner, ces partisans examinent rarement les données avec attention, et celles-ci montrent que c'est un changement comportemental qui est en grande partie responsable de la baisse des cas de transmission. « La baisse est attribuée uniquement à l'utilisation du condom, mais les visites aux travailleuses du sexe ont cependant diminué de 60% ... et cela à cause de la peur et pour éviter tout risque d'infection. »
C'est également le changement comportemental conseillé par les messages « A » et « B » que viennent confirmer les données fournies par le célèbre cas de l'Ouganda. Selon le Dr Rand Stoneburner (anciennement de l'OMS et conseiller indépendant de USAID), « la diminution de l'infection au VIH en Ouganda est liée à un changement de comportement ... [avec] comme raison principale la volonté d'éviter tout risque par une baisse de 65% de l'activité sexuelle causale. » Le gouvernement ougandais, qui a fait la promotion de l'abstinence et de la fidélité, a contribué à faire baisser de 75% la fréquence des cas d'infection au VIH dans les groupes d'âge de 15-19 ans, de 60% chez les 20-24 ans, et à une diminution générale de 54% en 1998.
Stoneburner et les autres croient que le changement est attribuable à l'utilisation d'un nouveau langage. En Ouganda, le président Museveni auraient répété aux Ougandais : « Si vous n'arrêtez pas cela, vous allez mourir ! » alors que dans les autres pays, on parle très peu du risque de mort. Comme le faisait remarquer le Dr Stoneburner, « 25% des Sud-Africains ne croient pas que l'infection au VIH cause le sida », et dans bien des pays, « on ne fait pas allusion au lien entre la mort et le sida ». Cette information confirme malheureusement l'inefficacité du message « sexe sans risques » qui expose de plus en plus les individus au risque de contracter le VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles partout dans le monde. Culture of Life Foundation,
Quality of Life - Bruxelles – Février 2004