Nous avons besoin de législateurs qui soignent la formation de leur conscience
Mgr Fisher, évêque Australien, rappelle que les législations en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires, sont très différentes selon les pays. Ainsi dans certaines régions "les lois s'améliorent" alors que dans d'autres endroits, les lois empirent. Pour parvenir à un contrôle éthique, il préconise la mise en place de législateurs "saints dans le sens de bien formés, courageux, déterminés, prudents et efficaces ; des législateurs qui soignent la formation de leur conscience, qui prient, jugent et agissent".
Il rappelle qu'en matière de bioéthique, l'économie est à la fois "décisive et étonnamment sans importance". Si les promoteurs de la recherche sur les cellules souches embryonnaires estiment "satisfaire certaines personnes en les aidant à atteindre l'objectif de leurs recherches", ils ouvrent en fait la voie à des dérives dangereuses en la matière. Pour éviter que des économies rivales ne prennent le dessus, les gouvernement autorisent donc ces recherches sachant parfaitement qu'elles sont "éthiquement dangereuses ou au moins douteuses".
Enfin, il rappelle que les meilleures perspectives viennent des cellules souches adultes, plus prometteuses et susceptibles de donner des satisfactions immédiates en termes de thérapie et de bénéfice financier. Pour lui, seuls des facteurs comme "l'idéologie, la fascination de manipuler la vie humaine en train de naître, l'attrait de la gloire, une culpabilité permanente concernant les banques d'embryons congelés" permettent d'expliquer cet attrait constant pour les cellules souches embryonnaires. www.zenit.org 20040305
Quality of Life - Bruxelles – Avril 2004