Allemagne: de nombreux enfants survivent aux avortements tardifs
La campagne "Tim est vivant" demande une révision des lois sur l'avortement.
En protestation contre la pratique des avortements tardifs, la campagne "Tim est vivant" a rassemblé plus de 76.000 signatures, qui ont été remises au ministre allemand de la Justice, à Berlin. La campagne doit son nom à Tim, un bébé qui a survécu à un avortement tardif en 1997. La législation allemande autorise les avortements tardifs, qui peuvent même intervenir au terme du 9e mois, en cas de déficiences graves constatées lors d'examens prénataux. On avait alors découvert que Tim souffrait d'anomalie chromosomique. Lors de l'échec de l'avortement, médecins et infirmières avaient laissé l'enfant durant 10 heures sans soins avant de commencer les procédures d'urgence. Aujourd'hui, l'enfant vit chez ses parents adoptifs. Grâce à leurs soins aimants, son état de santé s'est remarquablement amélioré. Il a appris à manger tout seul et à coordonner ses mouvements. Selon les données officielles, environ 800 avortements sont provoqués après la 20e semaine de grossesse en Allemagne chaque année. Une centaine de bébés survivent à l'intervention. Les décès par avortements tardifs sont plus nombreux que les décès d'enfants de moins de 15 ans qui meurent dans des accidents de la circulation. Selon Claudia Kaminski, docteur en médecine et porte-parole de la campagne "Tim est vivant", la loi allemande a lancé une sorte de mode visant à se débarasser des enfants présentant même de légères déficiences. Claudia Kaminski