Un christianisme dengagement loin du prêt-à-penser !
« Le fidèle laïc est appelé à choisir un christianisme d’engagement, qui devient de plus en plus un christianisme contestataire, puisqu’il faut prendre acte de la rupture entre, d’une part, la société, et d’autre part, l’anthropologie, la théologie et la morale chrétienne. Assumer une certaine culture de la dissidence, ce n’est pas s’enfermer dans la culture du repli culturel. La foi chrétienne est appelée à récupérer son identité propre. Elle est une foi incarnée dans l’histoire, totalement immergée dans le monde. Et, en même temps, elle est un témoignage libre et courageux du Royaume de Dieu et de ses valeurs. Parce qu’il se trouve ainsi placé dans une distance critique vis-à-vis de notre société, le christianisme doit investir une pastorale de l’intelligence. L’encyclique Fides et Ratio souligne combien la foi vient sauver la raison de sa suffisance, la libérer, en ce siècle d’errance idéologique et de relativisme. C’est au nom de la raison que le christianisme réfute les égarements d’une pensée otage des conformismes ou victime des manipulations, et qui a perdu le sens de la vérité (…). La culture de mort tue des enfants dans le sein de leur mère avant leur naissance, elle hâte par euthanasie la mort des hommes et des femmes au terme de leur existence, mais c’est aussi une culture de mort de la pensée parce qu’elle est sous le registre de l’émotivité, sous le règne de l’image, sous le diktat du prêt-à-penser. » Mgr Dominique Rey, revue Permanences n.419, avril 2005.