Belgique : campagne pour le diagnostic pré-implantatoire : prémices à l’eugénisme ?

Publié le par brochier

NDLR : Pour mémoire,  la Commission Bioéthique du Sénat travaille depuis plusieurs mois sur un cadre législatif pour tout ce qui concerne les techniques de procréation médicalement assistées, dont le diagnostic préimplantatoire. L’article ci-dessous, comme beaucoup d’autres dans de nombreux supports média s’inscrit dans une véritable campagne marketing des centres de procréation médicalement asssitée. Il ne mentionne pas des questions essentielles telles que :

 

Est-il bon de retarder et de planifier see grossesses ?

 

Ne parle-ton pas plutôt d’un mécanisme de « Production d’embryons » et non plus procréation, ce qui tend à chosifier l’embryon ?

 

L’acte conjugal est définitivement dissocié de la procréation

 

Que dire des embryons surnuméraires ou des « embryons anormaux » qui ne seront pas ré-implantés ? Va-t-on les supprimer ? Quel regard avoir sur l’embryon ?

 

L’article considère ces techniques de « production » et d’élimination des embryons « anormaux » comme justifiées et tout à fait acceptables.

 

Les difficultés psychologiques et les dangers pour la santé de la femme ne sont nullement mentionnés.

 

 

« Pourquoi il vaut mieux diagnostiquer l'embryon

Pour les grossesses tardives, en FIV, mieux vaut faire un diagnostic pré-implantatoire.

Si elles veulent mettre toutes les chances de leur côté, éviter le risque de fausse couche et accoucher d'un bébé en parfaite santé, les femmes qui envisagent de mener une grossesse plus tardive en ayant recours à la fécondation in vitro (FIV) ont tout intérêt à faire réaliser un diagnostic génétique pré-implantatoire de l'embryon, estime le Pr Peter Platteau, du Centre de reproduction humaine de la Vrij Universiteit Brussel (VUB).

Cette affirmation se base sur une étude menée auprès de 279 femmes âgées de 37 ans ou plus, à l'hôpital de la VUB à Jette, entre octobre 1999 et décembre 2003. L'objectif de l'étude consistait à vérifier si l'âge de la patiente était directement lié au nombre d'embryons anormaux (essentiellement des problèmes de trisomie 21).

«Il est clairement apparu que le nombre d'embryons atteints d'anomalies chromosomiques augmente de façon linéaire avec l'âge, nous explique le Pr Platteau. Ainsi, de 60pc d'embryons anormaux à 37 ans, on passe à 80pc à 43 ans et plus.»

Quant à savoir quel est le pourcentage d'embryons anormaux dans la population plus jeune, les données manquent dans la mesure où l'on ne réalise évidemment pas systématiquement ces tests génétiques dans la population qui ne souffre pas de problèmes de fertilité. Cela dit, selon les études, on estime tout de même de 20 à 40pc la proportion d'embryons anormaux dans la population non infertile d'avant 37 ans.

L'augmentation d'embryons anormaux selon l'âge de la patiente explique en outre pourquoi cette technique de procréation médicalement assistée ne s'avère plus aussi performante passé un certain âge. Or un tiers des femmes qui viennent en traitement ont plus de 37 ans.

S'adressant avant tout aux couples dont la descendance présente un risque important de maladie génétique grave, le diagnostic génétique pré-implantatoire consiste à prélever, grâce à différentes techniques chimiques, mécaniques ou physiques, une ou deux cellules sur l'embryon qui va continuer à se développer. Après analyse et détection d'éventuelles anomalies, on ne réimplante dans l'utérus que les embryons indemnes. Dans plusieurs pays, le DPI, essentiellement utile aux couples à risque génétique élevé, est aussi systématiquement proposé aux couples ayant recours à la FIV dont la femme est âgée de plus de 38 ans. Reste que, parce qu'il implique l'écartement des embryons anormaux, le DPI pose certains problèmes d'ordre éthique. » www.lalibre.be 20060113

Quality of Life – Bruxelles – Janvier 2006

 

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