Union Européenne : des députés européens tentent d’outrepasser la souveraineté nationale dans l’Union pour légaliser l’avortement

Publié le par brochier

Cinq membres du Parlement européen ont soumis une déclaration écrite sur le droit des femmes à l'autodétermination et à une éducation sexuelle adéquate ainsi qu'au planning familial dans l'Union européenne. Cette déclaration constitue une autre tentative d’éradiquer la souveraineté des États membres de l’Union en matière d’avortement et de planification familiale.

Les auteures, Katalin Lévai (PSE, Hongrie), Martin Roure  (PSE, France), Anne Van Lancker  (PSE, Belgique), Eva-Britt Svensson  (GUE, Suède),  et Lissy Gröner (PSE, Allemagne), demandent à la Commission européenne d’établir un cadre légal afin de mettre en place un programme d’éducation sexuelle dans les écoles et pour assurer l’accès à la santé génésique, qui inclut l’avortement sur demande. Elles requièrent ouvertement que la Commission européenne de faire en sorte que les avortement présentant des risques deviennent une priorité dans la santé publique, ce qui impliquerait que la libéralisation de l’avortement est essentielle au sein de tous les États membres  et qu’il devrait être considéré comme un soin médical.

 

De plus, le document va plus loin encore et encourage les États membres à supprimer les clauses restrictives et/ou les réserves qu'ils ont formulées en rapport avec les conventions des Nations unies et inscrites dans leur traité d'adhésion à l'Union européenne. Ceci illustre clairement la stratégie pour la légalisation de l’avortement dans tous les États membres de l’UE, ainsi que dans tous les pays membres de l’ONU. Les militants  pour l’avortement espèrent pouvoir éliminer toutes provisions dans les documents officiels de l’ONU et dans les traités de l’Union qui protègent les droits souverains des états pour légiférer eux-mêmes dans les domaines concernant l’avortement. Par conséquent, ils tentent d’amener cette compétence au niveau de l’Union afin d’éviter toute ‘interférence’ nationale dans la légalisation de l’avortement. Les chefs nationaux élus démocratiquement perdraient leur droit d’exercer leur pouvoir démocratique afin de gérer ce qui a trait à la famille, de façon à refléter l’identité nationale et culturelle de leur pays.

 

Une déclaration écrite peut être soumise par un maximum de cinq députés. Si la déclaration est signée par une majorité des membres, elle sera envoyée aux institutions concernées. Jusqu'à maintenant, elle a été signée par 57 députés.

Documents

Déclaration écrite sur le droit des femmes à l'autodétermination et à une éducation sexuelle adéquate ainsi qu'au planning familial dans l'UE

http://www.euro-am.org/scripts/spop/articleINT.php?&LG=FR&LJ=FR&XMLCODE=2006-02-13-1211

Quality of Life - Bruxelles – Avril 2006

 

 

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