France : les pharmaciens catholiques face à la « pilule du lendemain »
L’Association française des pharmaciens catholiques a publié un communiqué posant le problème causé par la délivrance du Norlevo («pilule du lendemain »), en particulier aux mineures. L’AFPC explique le refus de certains pharmaciens de la délivrer d’abord par « une certaine réticence à cautionner des actes posés en toute irresponsabilité ». L’association critique aussi « l’identification de Norlevo avec une pilule contraceptive ordinaire » alors qu’elle est abortive. Enfin, elle s’inquiète des « conséquences à moyen et long termes de l’absorption répétée de Norlevo chez une adolescente qui a l’habitude d’en prendre ». L’AFPC insiste sur le rôle d’information et de conseil des professionnels de la santé, spécialement auprès des jeunes en les aidant « à changer leur représentation sur cette « pilule » qui leur est présentée comme tout à fait anodine. Il convient d’expliquer que Norlevo correspond à 50 fois une pilule contraceptive Microval et agit aussi comme contragestif par effet anti-nidatoire. » Mais l’AFPC estime qu’« il n’existe dans ce type de demandes que des cas particuliers et aucune solution toute faite ». Une position en retrait de celle d’autres associations de pharmaciens catholiques qui réclament le droit à l’objection de conscience face à la délivrance de pilules abortives. CHRETIENS DANS LA CITE - N°179 20060331