Bioéthique : cas de conscience dans un hôpital italien sur le sort d'un foetus

Publié le par brochier

Un hôpital du nord de l'Italie, à Gênes, appelé à trancher sur le sort d'un foetus dont la mère est dans un coma irréversible, a décidé de remettre la décision entre les mains du père, a rapporté la presse jeudi.

 

L'établissement, l'hôpital San Martino de Gênes, a réuni la veille son comité d'éthique composé de 16 représentants et du directeur, qui ont pris connaissance des risques pour l'enfant, entré dans la 23ème semaine de gestation.

 

A l'issue de la réunion qui a duré quatre heures, le comité qui compte parmi ses membres des scientifiques, mais aussi un théologien catholique, a décidé de laisser le père décider en son âme et conscience. Ce dernier a demandé à l'hôpital d'observer la plus stricte discrétion.

 

La femme, âgée de 36 ans, déjà mère d'un enfant, avait été hospitalisée en réanimation à la suite d'une hémorragie cérébrale, peu après Noël et se trouve dans un état de coma dépassé.

 

La loi italienne autorise les médecins à débrancher les appareils respiratoires pour éviter l'acharnement thérapeutique. "Dans 50% des cas, le nouveau-né souffrira de graves handicaps", a expliqué au quotidien Corriere della Sera le professeur Renzo Celesti, membre du comité, pour lequel il ne s'agit "pas d'un problème moral mais d'un cas clinique concret". Selon lui, l'enfant pourrait naître aveugle et souffrir d'insuffisance neurologique.

 

La vice-présidente du comité national de bioéthique, Cinzia Caporale, a suggéré en revanche dans le même journal que le désir de grossesse de la mère décédée soit respecté. "Je ne me sentirais pas le droit de l'imposer mais je suggèrerais à la famille de continuer", a-t-elle déclaré.(AFP/ Infoweb-J.net) 20050128

Quality of Life- Bruxelles – Janvier 2005

 

 

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Publié dans bioéthique

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