Edito : Aurait-on oublié ce qu'est une personne ?

Publié le par brochier

« Je me pose la question quand je regarde, un peu éberlué, les multiples débats actuels sur la pornographie, l'homosexualité, la pédophilie, l'euthanasie, ou encore le mariage gay. Les débats qui se développent sur ces sujets donnent l'impression que la grande et unique question est celle de la liberté : doit-on permettre ou interdire ? A-t-on le droit de faire ou de ne pas faire ? Va-t-on lever l'interdiction ? etc. Comme si l'enjeu était celui de la liberté, celui d'une société toujours et encore plus libre…

 Le respect de la personne.
Pourtant, il existe des limites apparemment acceptées par tous : le respect des enfants, par exemple. C'est pourquoi la pédophilie, l'enlèvement d'une petite fille à ses parents, sont unanimement condamnés. Parce que l'enfant est encore considéré dans notre société comme un être infiniment respectable, qui doit être protégé par tous.
L'enfant est une personne, et c'est de ce constat qu'il faut repartir pour expliquer à tous ceux qui débattent à l'infini de l'évolution des mœurs et de leur libéralisation, ce qui est central dans ce débat : ce n'est pas la liberté, mais la personne. 
Car si l'enfant est infiniment respectable, en tant que tel, pourquoi l'enfant à naître ne le serait-il pas tout autant ? Et pourquoi l'adolescent, l'adulte et le vieillard, qui sont également, à l'évidence, des personnes, le seraient moins ? L'adulte n'est jamais qu'un enfant qui a grandi, une personne qui s'est développée... 
La vraie question 
La question de l'évolution des mœurs, et en particulier celle de la sexualité, est donc à poser d'une autre manière que la seule problématique de savoir si la liberté doit être ou non accordée par la société de faire ou de ne pas faire. 
La vraie question est : qu'est-ce qui est bon pour la Personne, pour l'Homme, pour son épanouissement, son bonheur ? La pratique de l'homosexualité, l'euthanasie, l'avortement, le mariage gay, apportent-ils un plus au bonheur des personnes ? Les font-ils grandir, s'épanouir, atteindre davantage le bonheur, les respectent-ils ?

 C'est cela la question, c'est cela l'enjeu !
C'est aussi pour cette raison que le projet de loi sur la condamnation de l'" homophobie " est une nouvelle erreur grave : il pousse tellement loin la " liberté " des mœurs, et se préoccupe si peu du bien de la personne, qu'il en arriverait à interdire de penser et de dire, que l'hétérosexualité est belle et bien inscrite dans la nature humaine. » François Jusot

 http://www.christicity.com/4daction/web_edito_detail/1/00000-237166831

 

 

 

 

 

 

 

Publicité

Publié dans bioéthique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article