France : lancement de la « Carte Vigilance fin de vie »

Publié le par brochier

Fin de vie – Un collectif militant pour l’accompagnement de la fin de vie va distribuer une « carte Vigilance » aux personnes âgées. Une carte pour refuser acharnement et euthanasie. Il y a avait le « testament de vie » pour ceux qui ne souhaitaient pas être réanimés. Il y a aujourd’hui la « carte Vigilance fin de vie », parce que « les personnes âgées ne veulent plus qu’on les enterre trop tôt » affirme le Collectif Vigilance fin de vie, à l’origine de l’opération. Ce document, tiré à un million d’exemplaires, sera distribué dès aujourd’hui et jusqu’au 9 mai dans 200 villes et notamment aux abord du cimetière du Père-Lachaise, à Paris, « par des personnes âgées qui tiennent à exprimer leur inquiétude ». « Tout est parti de la canicule et de l’affaire Humbert », explique le docteur Xavier Mirabel, porte-parole du collectif. Ce cancérologue, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie, s’était fait connaître en prenant la tête d’un collectif contre l’handiphobie opposé à l’arrêt Perruche. Selon lui, les personnes vulnérables ne se sentent plus en sécurité depuis le drame de l’été dernier et le développement du débat sur l’euthanasie, « deux révélateurs du fait que la médecine se trouve aujourd’hui en état d’équilibre instable ». Ce médecin en veut pour preuve une enquête réalisée auprès de 600 personnes âgées en moyenne de 85 ans et montrant que 40% d’entre elles « souffrent d’isolement » et que l’acharnement thérapeutique comme l’euthanasie font partie des neuf « peurs » citées par les enquêtés. En conséquence, l’Alliance pour la vie a rédigé une « Charte des droits des personnes en fin de vie » qui revendique « le droit à des soins proportionnés » et « le droit à l’accompagnement de la vie ». « J’adhère à la Charte et demande qu’elle soit respectée », peut-on lire sur la carte Vigilance. Certains ont pu être témoins, pour des proches, d’expériences difficiles qu’ils ne veulent surtout pas revivre. Il est temps de préciser ce que la société peut et doit garantir aux personnes en fin de vie. » Et le document de conclure par un : « Ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie. » ADV 20040519

Quality of Life – Bruxelles – Juin 2004

 

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