France : Une société en survie artificielle , par lévêque de Versailles.
Dans son bulletin diocésain, Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, s’est exprimé sur l’avortement.: « Personne ne s’interroge pour se demander pourquoi le nombre des avortements n’a pas diminué depuis que la loi dépénalisant l’avortement a été votée. Ni pourquoi les seuls avertissements « techniques » (usage des préservatifs) pour éviter l’attente d’enfant ne sont pas aussi « efficaces » que leurs promoteurs l’imaginaient… Il est tacitement admis par certains, clairement dit par d’autres, que les premières victimes de l’IVG (puisque l’abréviation, l’euphémisme IVG couvre la honte) ne seraient pas des enfants mais des « masses moléculaires » non identifiées. Dans ce contexte, dire ou penser qu’ils ont été tués apparaît inconvenant et on dira qu’ils ont été « supprimés ». Comble de l’hypocrisie, il revient à la « santé » de rembourser un acte considéré dans les faits comme l’équivalent d’une maladie : attendre un enfant dans des conditions non désirées ou non prévues. Une société qui banalise et présente comme un acte neutre ce qu’elle présentait hier comme un moindre mal, mais tout de même comme un mal, une telle société est en survie artificielle. » Article paru dans Chrétiens dans la Cité, lettre bimensuelle, n° 158, 13 décembre 2004