Euthanasie et religions
Euthanasie et catholicisme L'Eglise catholique Romaine refuse à la fois l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie active et l'euthanasie passive. On peut observer, à la lecture de son catéchisme, que les catholiques rejettent totalement l'euthanasie. "Quels qu'en soient les motifs et les moyens, l'euthanasie directe est moralement irrecevable. Elle constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne et au respect du Dieu Vivant, son Créateur. " On peut donc comprendre, grâce à cet extrait du catéchisme, que les Catholiques pensent que Dieu donne la vie et donc, que Lui seul peut la reprendre. Des textes de l'Eglise Catholique Romaine montrent que certains fidèles préfèrent même que l'utilisation des analgésiques soit modérée afin d'accepter volontairement au moins une partie de leur douleur et de s'associer ainsi de façon consciente à la douleur du Christ sur la croix. "Même si la mort est considérée comme imminente, les soins donnés à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L'usage des analgésiques pour alléger les souffrances du malade, même au risque d'abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n'est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable... Les soins palliatifs consituent une forme privilégiée de la charité désintéressée. A ce titre, ils doivent être encouragés. " Euthanasie et Islam La doctrine musulmane est ici sans nuances : "Il est interdit de donner la mort si ce n'est pas à bon droit" (c'est-à-dire la peine de mort pour le criminel). Le médecin, n'étant pas à même de donner la vie, n'a pas le droit d'y mettre un terme, pour quiconque. Car nul ne peut avancer ou retarder l'heure de la mort, qui dépend de la volonté de Dieu. Les Musulmans sont donc totalement contre l'euthanasie, mais ils ne sont pas contre le fait de soulager la douleur. Euthanasie et Judaïsme "Le respect de la vie humaine est absolu, inconditionnel. C'est Dieu qui donne la vie. Le Talmud (compilation de commentaires sur la loi mosaïque fixant l'enseignement des grandes écoles rabbiniques) dit : celui qui détruit une vie, même d'un instant, c'est comme s'il détruisait l'univers entier. Il est donc défendu de faire quoi que ce soit qui puisse hâter la fin d'un agonisant. " Rabbin Guggenheim. "On peut atténuer les souffrances par des calamants si ceux-ci ne hâtent pas la mort à coup sûr. " Rabbin Klug . Source Top Chrétien 20050218