UCL et bioéthique : ce quen dit la presse
« fausse recléricalisation... »
« IL Y A QUELQUES MOIS, nombre de «suppôts» - de membres... - de l'UCL s'étaient émus que la direction de l'Alma Mater envisageait de recléricaliser le Pouvoir organisateur. Entendez: que ledit PO ne comprendrait désormais que le président de la Conférence épiscopale et les trois évêques wallons mais plus de représentant de la société civile. Il n'en fallait pas plus pour que certains médias parlassent d'un retour à l'obscurantisme. Et qu'ils vissent dans ce recul la main du Pape lui-même qui venait de gronder la Conférence épiscopale belge à l'occasion de sa visite quinquennale au Vatican. Mais quoi, n'abandonnait-on pas ainsi une structure chèrement acquise dans l'ambulance du transfert entre Louvain-la-Veuve et Louvain-la-Neuve? Le spectre d'une université aux ordres pointait à l'horizon. Adieu les très libres examens du fait religieux, aux oubliettes, les recherches bioéthiques de pointe?
... vraie modernisation
D'AUCUNS LE CRAIGNAIENT mais la sérénité revint après que les autorités eurent expliqué qu'il s'agissait en fait de rationaliser les structures. La réalité est que les laïcs du PO faisaient double emploi avec le conseil d'administration qui reflétait, au contraire, la réalité politique et sociale de la Communauté française. Le recteur Coulie vient d'annoncer que le changement était acquis. Aux Halles universitaires, on annonce d'autres modifications du Règlement organique qui devraient permettre à l'UCL d'être vraiment à la pointe en ce début de siècle. Des mauvaises langues disent que, de toute façon, les laïcs du PO n'avaient pas grand-chose à dire. Non par soumission aveugle à l'autorité ecclésiale mais parce que plusieurs d'entre eux ont atteint un âge, disons, plus que... canonique! » www.lalibre.be 20050224