Belgique : clinique St Vincent Rocourt : brochure promotionelle pour la PMA
« Le jardin où l'on cultive les bébés : le jardin, en 20 ans, a réussi à faire pousser 850 enfants.
Le service de médecine de la reproduction de Rocourt (CHC) fête ses 20 ans.
700 cycles de fécondations in vitro y sont pratiqués par an. Avec un accent sur l'humain.
Un couple sur sept consulte pour infertilité. Et le problème augmente, notent les gynécologues. Si consultation n'équivaut pas à véritable stérilité - les couples, de plus en plus «pressés», veulent programmer leurs naissances et font parfois trop tôt appel à la médecine; le stress joue aussi un mauvais rôle - la clinique St-Vincent à Rocourt, rattachée au centre hospitalier chrétien de Liège, réalise chaque année 700 cycles de fécondations in vitro (Fivete) sur les 8000 en Belgique. Et cette année, son service de médecine de la reproduction souffle ses 20 bougies.
Créé en 1984, six ans après la naissance en Grande-Bretagne du premier bébé-éprouvette, le centre liégeois du traitement de la stérilité évolue et atteint sa vitesse de croisière en 1990. En 2002, le choix est fait de ne transférer qu'un embryon à la fois pour éviter les grossesses multiples et les risques. L'année suivante est admis le remboursement de la procréation médicalement assistée (PMA), ce qui permet aux couples de ne payer que 300 sur les 1200 euros de frais.
«2003 verra un boom des Fivete d'autant que notre équipe s'est agrandie» explique Pierre Remacle, gynécologue chef du service.
À l'heure actuelle, les trois gynécologues et les quatre biologistes travaillent avec une équipe multidisciplinaire, la stérilité masculine ayant grimpé en flèche face aux pollutions environnementales. «Notre service se veut global» précise le gynécologue Pierre-Arnaud Godin. «Et très humain» ajoute sa consoeur Séverine Legros.
«Le chemin d'un couple à travers notre jardin sera semé d'espoirs et de risques que le couple se fragilise» explique-t-elle par images, l'équipe ayant choisi d'éditer une brochure colorée «Le jardin des amours où l'on cultive les bébés». Et de détailler le parcours de «Monsieur et madame Printemps, lui ayant des spermatozoïdes paresseux, elle présentant des trompes obstruées».
Un parcours qui inclura des rencontres avec la psychologue et un traitement surveillé de dix à quinze jours pour madame, permettant la vie active. Ensuite a lieu la ponction des ovocytes et monsieur fournit un échantillon de sperme. Suivant le nombre d'embryons ainsi obtenus - s'ils sont en nombre, ils pourront être congelés et transférés au fur et à mesure en cas d'échec -, on programme le transfert, indolore et sans anesthésie. Une douzaine de jours plus tard, l'infirmière aura une chance sur trois d'annoncer une bonne nouvelle au couple. «Le nombre de transferts est illimité mais les ponctions sont souvent réduites au nombre de six, notamment pour les remboursements» précise Pierre Remacle. www.lalibre.be 20051005
Quality of Life - Bruxelles - Novembre 2005