Belgique : procès pour avortement illégal

Publié le par brochier

Un procès contre un centre d'avortement s'est ouvert mardi 20 décembre devant le tribunal correctionnel de Bruges. Deux médecins et une infirmière d'un centre d'avortement ostendais (le CEVO) sont poursuivis pour avoir pratiqué un avortement sur une adolescente de 14 ans, sans respecter le délai de 6 jours entre la première consultation et l'intervention proprement dite.

La jeune fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, s'est constituée partie civile mais n'exige pas de dédommagement.

Selon la présidente du Groupe d'action des centres extra hospitaliers pratiquant l'avortement et de la fédération laïque des centres de planning familial (GACEHPA), ce délai de 6 jours n'est pas respecté dans un quart des cas, "en raison de l'urgence et de la détresse des femmes".

En manifestant devant le Palais de justice de Bruxelles, une quarantaine de personnes voulaient soutenir les médecins et l'infirmière inculpés. Ils ont dénoncé les manifestations pro-vie qui se multiplient dans le monde : aux Etats-Unis mais aussi en Europe notamment en Pologne, en  Italie, au Portugal et même au Parlement Européen. (Source: Le soir.be 21/12/05 - La Libre Belgique 21/12/05 et News du 22/12/05 de www.genethique.org )

 

Commentaires sur base de certaines questions posées par Jurivie :

 

Le pourcentage annoncé par la Présidente du GACEHPA pose question: les avortements cités sont illégaux. Sont-ils inclus dans les chiffres "officiels" ?

Dans l'affirmative, cela signifie

-         soit que leur déclaration a été mensongère puisqu'on les aura présentés comme respectant les conditions légales, notamment le délai de 6 jours, auquel cas, il se confirme que les statistiques officielles sont erronnées (…) et que le rapport de la Commission d’Evaluation ne sert pas à grand chose.

-         -la Commission d'évaluation a-t-elle l’autorité pour détecter les avortements illégaux, c'est-à-dire les écarts par rapport à la loi ?

 

Dans la négative, cela implique qu'ils doivent être rajoutés aux près de 16000 avortements officiels.

Sur quoi le GACEHPA se base-t-il pour affirmer que 25% des avortements se font sans que le délais des « 6 jours » légaux soit respecté ? (A quoi sert la loi ?)

S’agirait-il de préparer l’opinion publique à un élargissement de la loi dans le sens d'un racourcissement du "délai d'attente" puisque "il y a urgence", mais aussi et surtout, va-t-on vers un allongement du délai de légalité de l'avortement puisque "il y a encore détresse »  au-delà des 12 semaines?

Il faut rappeler qu’ à l'époque, le GACEHPA et les autres promoteurs de l'avortement insistait sur le fait que que le délai de réflexion donnait la "sécurité" requise et que la loi permettrait d'encadrer correctement l'IVG, évitant toute « illégalité » et clandestinité…

Quality of Life -  Bruxelles – Décembre 2005

 

 

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