Corée : 16 femmes - 242 ovocytes - 30 embryons humains clonés - 1 lignée de cellules souches.

Publié le par brochier

Vendredi 13 février a été annoncée la création des premiers embryons humains par clonage.

 

Les biologistes sud-coréens ont utilisé 16 femmes dont ils ont stimulé par hormones les fonctions ovariennes, prélevant un total de 242 ovocytes, soit 15 par femme.

 

Chaque ovocyte a été énucléé, son noyau étant remplacé par celui d'une cellule issue de la même femme.

 

A partir de ces 242 ovocytes, les chercheurs coréens ont produit 30 embryons humains clonés. Ces embryons clonés, s'ils avaient été réimplantés dans l'utérus d'une femme, auraient pu se développer naturellement jusqu'à leur naissance.

 

En l'occurrence, ils ont été "cultivés" in vitro jusqu'au stade de blastocyste afin d'en prélever des cellules-souches. Ces dernières n'ont pu être isolées et cultivées que sur un seul de ces embryons humains.

 

Déjà, certains chercheurs français se félicitent de cette "avancée", d'ailleurs interdite formellement par la Convention de biomédecine du Conseil de l'Europe. La possibilité prévue par la loi bioéthique, actuellement en discussion, d'exploiter les embryons dits "surnuméraires", c'est-à-dire, résultant des Fécondations in Vitro (FIV), ne leur suffit plus. "Cette insistance sur le chemin du clonage, dit thérapeutique, avec des fins mirobolantes, a expliqué Mgr Sgreccia, donne l'impression qu'il s'agit d'une bataille politique, une volonté d'obtenir à la fin la liberté de faire de l'embryon humain ce que l'on veut sur le plan industriel".

 

La dynamique subversive de ce que l'on ose encore appeler bio-"éthique" est ici manifeste.

 

Qui l'arrêtera ?

 

"Du point de vue éthique le soi-disant clonage thérapeutique est doublement illicite parce que la procédure du clonage est contre nature et aussi parce qu'il supprime l'embryon cloné. (…) S'il est monstrueux de cloner une personne, c'est encore plus monstrueux de supprimer aussi l'embryon pour le soumettre à une utilisation thérapeutique".  Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l'Académie Pontificale pour la Vie.

 

Proche du clonage dans l'esprit, le projet de loi bioéthique prévoit la création de « BEBE-MEDICAMENT » ou « bébé-instrument ».

 

Centre Français pour la Justice et les Droits fondamentaux de la personne humaine

 

http://www.cfjd.org

Quality of Life -  Bruxelles – Février 2004

 

 

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