Suisse : geste symbolique pour les stérilisations forcées
La Chambre basse (Conseil national) du Parlement a accepté de justesse, le principe d’une réparation pour tort moral des victimes de stérilisations et de castrations abusives.
L’indemnisation sera versée uniquement aux victimes encore vivantes et sur demande. «Le nombre de personnes concernées doit s'élever à une centaine». «Le gouvernement reconnaît que des stérilisations forcées se sont produites en Suisse, dans le passé. Mais, comme il n’y avait pas de base légale, il considère que les autorités n’étaient pas vraiment responsables… C’est un peu contradictoire», commente l’historien Thomas Hunker.
Enfin une loi : les députés ont encore approuvé, à une très nette majorité la loi sur les conditions et la procédure régissant la stérilisation de personnes. «Il s'agit de combler un vide juridique au niveau fédéral», a expliqué le radical Jean-Paul Glasson, au nom de la commission «Il était temps qu’on reconnaisse le mal qui a été fait. Et qu’une loi empêche de refaire ces mêmes erreurs», commente Heidi Meyer, de l’organisation de défense des droits des handicapés Insieme.source: Swiss Info 20040320
Quality of Life - Bruxelles – Avril 2004