Belgique : adoption d’enfants par les homosexuels.

Publié le par brochier

« Gay pride bruxelles : liberté, égalité, diversité

Environ onze mille personnes selon la police, 15000 selon les organisateurs, ont défilé samedi dans les rues de la capitale sous la bannière arc-en-ciel de la 9e «Gay Pride» organisée en Belgique. Homosexuels, lesbiennes et sympathisants à leur cause battaient le pavé bruxellois notamment afin d'attirer l'attention des autorités politiques du pays sur leurs revendications, essentiellement axées sur l'adoption et sur l'information dans les écoles.

 

(…) Sous le mot d'ordre «Liberté, égalité, diversité», les participants ont réclamé plus d'égalité entre les droits et devoirs des couples hétérosexuels et homosexuels, «même si de nombreux progrès ont été enregistrés ces dernières années», a-t-on pu entendre auprès de plusieurs participants.

 

La principale revendication soutenue cette année par les diverses associations concernait le droit par les couples homosexuels à l'adoption. Alors que les socialistes, les libéraux et les écologistes semblent déterminés à faire avancer le plus vite possible, dès la prochaine rentrée parlementaire, les propositions de loi relatives à l'adoption par les couples homosexuels, ce souhait a rencontré l'opposition du CDH.

 

Un «pseudo-modernisme»

 

«Nous ferons tout ce qui est nécessaire au Parlement pour qu'une proposition permettant l'adoption par les couples homosexuels ne passe pas» indiquait le parti dans un communiqué, motivant sa position par le fait que «cette proposition ne prend pas en compte les intérêts de l'enfant alors qu'en matière d'adoption c'est l'intérêt de l'enfant et non ceux des adoptants qui doit primer. L'adoption n'est, en effet, pas basée sur le droit à l'enfant mais sur le droit de l'enfant dont l'Etat et le législateur doivent être garants». Et de faire référence à la Convention de La Haye qui précise bien que «l'adoption doit être faite et organisée » dans l'intérêt exclusif des enfants" et non pas dans l'intérêt des adultes».

 

«Or, les enfants légalement adoptables, dont le nombre est largement inférieur au nombre de candidats adoptants, doivent continuer à bénéficier du droit à avoir et un père et une mère parce qu'ils ont besoin de cette différence humaine irremplaçable pour se construire pleinement, poursuit le CDH. Autant nous pouvons comprendre le désir d'enfants de couples homosexuels, autant nous ne pouvons que constater le besoin d'un couple parental hétérosexuel pour l'éducation complète d'un enfant. Etant donné qu'il y a pléthore de candidatures de couples hétérosexuels, nous ne voyons pas pourquoi nous devrions en priver les enfants si ce n'est au nom d'un pseudo modernisme qui voudrait en arriver à nier les différences intrinsèques entre père et mère et à en faire de simples fonctions interchangeables.»

 

Par ailleurs, le CDH faisait remarquer qu'un accord serait même intervenu sur ce type d'adoption en Belgique mais pas concernant l'adoption internationale. «Ceci a comme conséquence immédiate qu'un enfant belge pourra être adopté par un couple homosexuel alors qu'un enfant de nationalité étrangère ne connaîtra pas cette situation.» www.lalibre.be 20040525

Quality of Life – Bruxelles – Juillet 2004

 

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