T. Anatrella dénonce les «manipulations transgressives» d’une «pantalonnade»

Publié le par brochier

« L’idée même que l’on puisse détourner aussi facilement la loi et imposer un « mariage » entre personnes de même sexe révèle l’accélération de la régression affective dans laquelle nous sommes. Actuellement, nous prenons les états premiers de la vie affective pour une finalité. Si chacun, par exemple, a pu s’identifier inconsciemment à un choix d’objet homosexuel durant l’enfance et l’adolescence pour conforter son identité masculine ou féminine, il s’achemine dans la grande majorité des cas vers l’hétérosexualité.

Autrement dit, l’homosexualité ne peut être considérée comme une sexualité alternative d’égale valeur à l’hétérosexualité. (…) L’homme et la femme sont les seuls à constituer un couple puisque ce dernier implique la différence des sexes. Ils se marient d’abord parce qu’ils représentent ensemble l’altérité sexuelle dont la société a besoin pour rester ouverte à tous. L’association de l’un et de l’autre rassemble les deux seules identités sexuelles qui existent et ne se confondent pas avec des tendances sexuelles qui, elles, sont variées et multiples et peuvent se développer dans la cohérence ou en conflit avec l’identité sexuelle comme c’est le cas avec l’homosexualité. Ensuite, leur relation, d’où procède la procréation, est la plus authentique pour accueillir et éduquer un enfant. Il n’est pas discriminatoire de rappeler que seuls un homme et une femme forment un couple, conçoivent ou adoptent et éduquent des enfants. La société ne peut instituer que des réalités à dimension objective et universelle. (…) Les droits dépendant de la situation dans laquelle chacun se trouve ; or les partenaires du même sexe (…) ne forment pas un couple mais un duo aux antipodes de l’altérité sexuelle, leur relation étant fondée sur le malentendu de la fascination narcissique du même et du semblable. (…) Quant à permettre d’adopter des enfants ou d’avoir accès à la procréation médicalement assistée, ce serait un mensonge social. Un critère de sexualité doit être exigé car il s’agit de savoir dans quel type de structure relationnelle on va engager un enfant et non pas de se contenter de s’assurer de la bonne ambiance affective dans laquelle il vit. On prétend naïvement qu’il est préférable pour un enfant de vivre avec deux personnes de même sexe qui l’entourent, qu’avec un homme et une femme qui ne s’entendent pas. Cet argument sentimental ne vaut pas raison. L’enfant a besoin de recevoir des aspects psychiques que seuls un homme et une femme peuvent lui donner. Il est insuffisant de croire que l’enfant les trouvera de lui-même à l’extérieur de sa famille. C’est au cœur de la relation qui existe dans le couple parental que le processus d’identification s’alimente prioritairement. (…) Que fait-on du principe de précaution tellement recherché par ailleurs de façon incantatoire ? »

 

29 juin (La Croix – Tony Anatrella) Repris par l’ADV.

Quality of Life – Bruxelles – Juillet 2004

 

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