Europe : les coulisses du vote au Parlement européen pour la résolution contre 'l'homophobie'

Publié le par brochier

Pour tenter de mettre le Parlement européen devant le fait accompli en ce qui concerne un sujet hautement controversé, un groupe minoritaire de députés du Parlement européen a soumis une motion commune d’une résolution pour la session plénière à Strasbourg, relatif à « l’homophobie dans l’Union européenne ». Les auteurs de cette motion se sont assurés de faire en sorte que le document a été présenté et débattu moins d’un jour avant le vote (mardi, 17 janvier 2006), tout en imposant le même jour la date limite pour soumettre des amendements, ce qui n’a laissé aux autres députés seulement que quelques heures pour réagir.

La motion commune cite une série de directives de l’UE et quelques résolutions anti-discriminatoires adoptés par le Parlement européen pour étayer l’idée que des États membres de l’Union sont en violation des droits fondamentaux des groupes lesbiens, gais, bisexuelles et transsexuelles. Le document fait état, par exemple, de l’annulation d’une manifestation gay pride et de l’interdiction du mariage homosexuel comme étant des « violations » de droits fondamentaux. Il prétend également que les « discours de haine » entraînent l’homophobie, sans toutefois définir ce terme. Dans le passé, la citation de certains versets de la Bible a été considérée comme un discours de haine, donc, un « crime de haine homophobique ».

Le but de cette motion est, semble-t-il, de vouloir interférer avec le droit légitime et souverain des États membres de l’UE de légiférer en matière de droit de la famille, qui reste une compétence nationale. Les auteurs recommandent de combattre l’homophobie par des programmes d’éducation dans les écoles, dans les universités et dans les média. Ils veulent également faire pression auprès de l’UE pour faciliter la libre-circulation des travailleurs et des membres de leur famille dans les États membres, ainsi que les partenaires enregistrés de couples homosexuels. On demande donc de donner une reconnaissance légale aux homosexuels, même dans les pays où c’est illégal.

La motion commune a été soumise au nom des groupes politiques suivants: Chrétien-Démocrate, Socialiste, Libéral, Groupe de la gauche unitaire européenne et les Verts. La proposition des Chrétiens-Démocrates a été déposé par Alexander Stubb (Finlande, PPE). De plus en plus, les citoyens au sein de l’Union réalisent à quel point un groupe minoritaire qui favorise le clientèlisme peut avoir du pouvoir; dans ce cas, les lobbies pro-gai comme ILGA, l’association internationale des gais et lesbiennes. Ce fut l’une des raisons qui ont poussé ces citoyens d’associer l’Union comme menace aux valeurs pro-vie et pro-famille. Même si la législation concernant la famille n’est pas une compétence de l’Union, ces petits groupes à Bruxelles ont beaucoup de pouvoir pour intervenir dans les affaires nationales des États membres de l’Union. La raison d’être de l’UE n’est pas de modifier les lois sur la famille, qui restent une compétence nationale, mais de négocier les problèmes communs au sein de l’Union tels que le chômage, le développement régional, la stratégie de Lisbonne, etc. Au lieu de cela, on peut observer ces quelques députés usurper les lois européennes et les procédures de l’UE pour faire avancer au niveau national un agenda qui va à l’encontre des valeurs pro-famille. Source : Euro-Fam 20060116

Quality of Life – Bruxelles – Janvier 2006

 

 

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