Italie : les scientifiques devront étudier l'éthique

Publié le par brochier

La communication entre science et philosophie est une préoccupation grandissante. Et ceci  n'est pas un discours abstrait : pour que la recherche fonctionne et que son application clinique et thérapeutique soit rapide et efficace - c'est-à-dire afin que le malade puisse disposer d'instruments diagnostics et thérapeutiques mis au point grâce aux progrès de la biologie et des techniques biomédicales - un débat éthique et juridique prenant en compte la complexité de la science et ses implications philosophiques est nécessaire.

 

 

C'est dans ce but que la Fondazione Istituto Firc di Oncologia Molecolare -IFOM- en collaboration avec l'Université des Etudes de Milan, l'Ecole Européenne de Médecine Moléculaire et l'Institut Européen d'Oncologie, a créé le nouveau doctorat en " Fondations des Sciences Humaines et Conséquences Ethiques ".

 

L'objectif est d'éduquer une nouvelle génération d'étudiants à devenir capables de parler aussi bien de sciences que de philosophie. Ce cours durera quatre ans. Les étudiants affronteront la théorie le matin, et l'après-midi la pratique en laboratoire.

 

Y auront accès des diplômes de sciences et de philosophie. Les thèmes abordés seront, par exemple, l'éventuelle violence de la science, la légitimité de travailler avec des embryons, le positionnement à adopter face au clonage ou a la thérapie reproductive, la manipulation de cellules. Seuls 4 élèves de classe internationale seront admis : 15 candidatures ont déjà été enregistrées, provenant pour la plupart de l'extérieur de l'Italie. Selon les instigateurs de ce nouveau doctorat, " les étrangers ont compris mieux que les Italiens la portée d'une telle proposition ". Sources : Tuttascienza - La Stampa, 18/10/2006

Quality of Life- Bruxelles – Décembre 2006

 

 

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