UK : des embryons devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Publié le par brochier

« Une Anglaise a expliqué vendredi pourquoi elle avait saisi la Cour européenne des droits de l'Homme, lui demandant de se prononcer sur le "droit à vivre" d'embryons congelés dont la justice britannique lui a refusé l'utilisation. Nattalie Evans, 33 ans, qui ne peut plus avoir d'enfants, se bat depuis plusieurs années pour obtenir la restitution d'embryons congelés conçus avec son ancien fiancé, lequel s'oppose à cette éventuelle paternité. Elle a épuisé tous les recours possibles devant la justice britannique, la loi de ce pays exigeant en effet que les deux parents potentiels soient d'accord pour aller de l'avant en cas d'embryons congelés. Mais pour Nattalie Evans, qui a déposé sa requête devant la Cour européenne des droits de l'Homme en début de semaine, il s'agit désormais de défendre le "droit à vivre" de ces embryons, en vertu de la Convention européenne des droits de l'Homme, dont le Royaume Uni est signataire. "Mes embryons sont mes enfants, et ils n'ont pas de voix", a expliqué Mme Evans sur la chaîne de télévision GMTV. "Je suis leur mère, et donc je suis leur voix", a-t-elle ajouté, affirmant sa détermination à défendre leur droit à vivre. Selon son avocate Muiris Lyons, Nattalie Evans estime également que la loi britannique ne respecte par ses droits de l'Homme, en lui refusant la seule chance qu'elle a de devenir mère biologique. "Si la loi britannique dit que Howard (Johnston, l'ancien fiancé de Mme Evans) peut changer d'avis n'importe quand, alors Nattalie pense que la loi n'est pas équitable et ne respecte pas ses droits de l'Homme", a fait valoir son avocate. L'ancien fiancé avait en effet accepté que sa compagne subisse une procédure FIV, à l'issue de laquelle six embryons avaient été congelés, après avoir appris en 2001 qu'elle souffrait d'un cancer des ovaires. Mais après sa rupture avec Mme Evans, il a refusé que ces embryons soient utilisés. » 18 février (AFP)

 

Avis de l’Alliance pour les Droits de la Vie (ADV): Situation d’impasse éthique dès lors qu’on accepte de faire subir à l’embryon l’injustice de la congélation : voilà son devenir subordonné à l’hypothétique entente entre ses parents. Adv 20050210

Quality of Life- Bruxelles – Mars 2005

 

 

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