Belgique : adoption pour les homos : « Pour le bien de l’enfant »

Publié le par brochier

« Dépôt, par le VLD, d’une proposition de loi permettant aux couples homosexuels d’adopter un enfant, a surpris. Le président du parti Karel De Gucht et la députée Martine Taelman ont dévoilé leur texte et répondu aux questions. Les deux cosignataires justifient leur initiative par le souci d’offrir aux enfants vivant au sein de couples homosexuels les mêmes droits que les autres. De plus en plus de couples homosexuels élèvent un enfant issu d’une précédente relation hétérosexuelle ou d’une insémination artificielle, étaye ainsi Karel De Gucht. A ce jour, aucun lien juridique n’unit l’enfant au conjoint de son parent. Ce qui pose de nombreux problèmes juridiques – et notamment en cas de décès de ce conjoint… Pour surmonter ces difficultés, le VLD dit avoir privilégié la solution la plus cohérente et la plus complète : l’adoption. De fait, l’enfant serait alors assimilé à un enfant « biologique ». Précision de taille : si elle est votée, la proposition de loi ne concernera que l’adoption d’un enfant belge ; l’adoption « internationale » (pourtant la plus fréquente) restera interdite aux couples homosexuels. Pourquoi ? Pour des raisons essentiellement pratiques, répond Martine Taelman. La grande majorité des pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, d’où sont originaires les enfants adoptés, ne reconnaissent pas ce type de filiation et pourraient dès lors refuser toute adoption à des couples belges, hétérosexuels comme homosexuels. « Le VLD n’a jamais cessé d’être progressiste » Pour Karel De Gucht, le mariage homosexuel (légalisé début 2003) a été bien accepté dans la population. Il ne craint dès lors pas que l’adoption par des couples homosexuels pose problème. Et d’avancer que les Pays-Bas, la Suède, l’Islande, le Danemark ou l’Afrique du Sud ont déjà intégré cette latitude dans leur législation nationale. Restent les objections pédagogiques. Un enfant n’a-t-il pas besoin d’un père et d’une mère, dans l’acception biologique classique ? Selon le président du VLD, des études récentes montrent que les rejetons de couples homosexuels sont aussi heureux que s’ils vivaient au sein d’une famille traditionnelle*. Question « politique » maintenant : le VLD n’a-t-il pas allumé un simple contre-feu, à destination des électeurs progressistes décontenancés par l’opposition du parti au droit de vote des non-Européens ? Le VLD n’a jamais cessé d’être un parti progressiste sur les questions éthiques, rétorque De Gucht, en égrenant les initiatives de sa formation dans des problématiques comme l’avortement, l’euthanasie, etc. Selon Karel De Gucht, même les alliés du MR n’ont pas été préalablement consultés. Pour rappel (« Le Soir » du week-end), au sein de cette majorité, le PS, Ecolo et SP.A-Spirit ont réagi positivement à l’initiative du VLD. Au MR, on affirme simplement que la réflexion sur l’adoption peut être ouverte. Du côté de l’opposition, le CD&V devrait se pencher sur cette problématique en janvier. Au CDH en revanche, on ne soutiendra pas la proposition VLD : Une loi ne pourra jamais faire en sorte que, pour un enfant, un père + un père ou une mère + une mère = un père + une mère. » www.lesoir.be  20031230

 

ndlr :* Dans son ouvrage « Filiation », Xavier Lacroix révèle que ces « études », financées par les lobbies homosexuels, manquent de fondements scientifiques et que surtout les résultats ont été falsifiés. Elles sont toutefois utilisées et relayées largement par les médias sans vérification préalable…

Quality of Life -  Bruxelles – Février 2004

 

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